OWNI http://owni.fr News, Augmented Tue, 17 Sep 2013 12:04:49 +0000 http://wordpress.org/?v=2.9.2 fr hourly 1 Tadaaaam : c’est le nouveau My_____ ! http://owni.fr/2010/10/29/tadaaaam-cest-le-nouveau-my_____/ http://owni.fr/2010/10/29/tadaaaam-cest-le-nouveau-my_____/#comments Fri, 29 Oct 2010 11:35:49 +0000 Kais Ali Benali http://owni.fr/?p=27531 Kais Ali Benali s’occupe de la rubrique “technologies” sur le blog collaboratif francophone My Tour Manager.

Il y a quelques semaines déjà, la rumeur du nouveau logo Gap – qui a fait un bide total et a donc finalement été retiré après avoir essuyé les critiques les plus virulentes – avait été suivie par le dévoilement du nouveau logo Myspace.  Plutôt mal accueilli par la toile, ce dernier n’a néanmoins pas été retiré pour autant. Adieu Myspace. Bonjour My ____ ! Mais My quoi ? Bah My ____ (space) pardi! « Euh… il dit qu’il comprend pas! »

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Cela fait au moins un an que Myspace aurait dû devenir My ____ (ou pas d’ailleurs!). ?Ex réseau n°1 des artistes, précurseur du genre puisque créé en 2003 sans trop de bruit, Myspace était finalement devenu très rapidement le réseau social référent en matière de publicité pour les groupes de musique. En quelques années, Myspace a perdu de sa superbe et a surtout essuyé bon nombre de critiques quant à sa réelle capacité à promouvoir des groupes peu connus! Même s’il est vrai et reste encore vrai que le réseau est un vivier de jeunes talents, pour les directeurs artistiques de maison de disque cela revient à « chercher une aiguille dans une botte de foin ». Des projets qui ont su très vite challenger Myspace sont nés entre temps. Noomiz pour ne citer que lui par exemple, a très rapidement su montrer sa capacité à mettre en relation directement les groupes avec des directeurs artistiques en élisant chaque mois (le top 10 Noomiz) 10 groupes à présenter aux DA.

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Alors aujourd’hui on nous annonce que Myspace change, et deviens My ____ . Oui mais les artistes qui ont fuit Myspace reviendront-ils sur My ____ ?
La refonte est lourde et prendra du temps. Au moins tout le mois de novembre nous dit-on. C’est le prix à payer pour passer d’un « social network » à une « social entertainment destination ». Qu’est-ce qui se cache derrière un nom si pompeux ??Avec pour cœur de cible la génération Y (les 13-35ans), l’orientation est entièrement différente puisque My ___ aspire maintenant à devenir un lieu entièrement consacré à l’industrie de l’entertainment et non plus simplement un réseau d’amis. Qui dit site, dit également application mobile puisque quitte à être dans le vent, même en retard, autant faire la totale!?Voilà ci-dessous quelques screenshots de ce à quoi ressemble le nouveau My ____ ! Lecteur de la rubrique techno du jeudi sur MTM, je te laisse apprécier!

Mouais… donc bon si on comprend bien, le nouveau Myspace, il est encore plus bordélique, il permet d’accéder à différents types de contenu audiovisuels, mais il n’est en rien plus performant dans le travail entre la relation musicien/professionnel. Ah oui mais c’est ça en fait, le nouveau My ___ , il s’en fiche de la relation musicien/maison de disque, le nouveau My ____, il surfe sur l’industrie dont le leader est incontestablement Apple. Le nouveau My ___ , c’est le lieu de rendez-vous de l’entertainment. Enfin, du moins c’est ce qui est prévu. C’est d’ailleurs tellement de l’entertainment que le nouveau My ___ fait des pubs qui se sentent obligées de comparer le nouveau profil My ___ à la caricature de la « blondasse » sexy. Convaincant ? Pas si sûr…


Le nouveau profil MySpace…

MySpace France | Myspace Video

Le pari de My ___ est risqué en changeant définitivement d’orientation. Historiquement identifié comme le premier réseau social résolument destiné à la promotion des jeunes groupes de musiques, Myspace renie quelque part ses origines dans sa nouvelle bouture, se risquant à l’élaboration d’un hub audiovisuelo-interactif censé séduire la génération Y. Pas évident que la cible soit touchée aussi facilement!

Article initialement publié sur le blog My Tour Manager

Crédits photos : Kais Ali Benali, Lounge!

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Mind the logo, Gap! http://owni.fr/2010/10/14/mind-the-logo-gap/ http://owni.fr/2010/10/14/mind-the-logo-gap/#comments Thu, 14 Oct 2010 17:47:12 +0000 Alexis MONS http://owni.fr/?p=31662 Le nouveau logo Gap a donc tenu … 7 jours. A peine sorti, et sous le flot des critiques, Gap a reculé et en est revenu à son bon vieux logo historique. Sur cette base, j’observe des réactions contrastées, mais qui me semble largement marqué par une forme de malaise. Ne sommes nous pas face à une forme de dictature du (net)prolétariat ? hostile au changement et s’imposant aux marques. Derrière ce qui pourrait ressembler à la manifestation du pouvoir des consommateurs, les marques doivent-elles craindre de changer ou innover ? Il ne faut pas s’enflammer et observer des raisons objectives à ce qui est un accident industriel, mais aussi observer quelques signaux faibles …

Changer, pour quoi faire ?

Quand j’ai vu le nouveau logo, je n’y ai surtout rien vu. Et j’ai eu beau chercher, je n’ai pas trouvé chez Gap le début de l’ombre d’une signification à ce changement.
Changer est un signal au bout duquel il y a un message. S’il n’y a pas de message, le changement n’a aucun sens autre – potentiellement – que celui de la lubie d’un exécutif en mal d’appropriation. De fait, cela n’a surtout aucune signification pour le client, alors que cela affecte directement son expérience. Le logo n’est pas qu’un simple code de reconnaissance, mais un code d’appartenance s’il en est. Changer le logo Gap sans l’inscrire dans une page qui se tourne, c’est déconnecter la marque de la mythologie de celle-ci, qui appartient d’abord et avant tout au client, et que le marketing se doit de faire vibrer.
Ce qui me frappe le plus dans l’histoire de Gap, c’est surtout la reddition en rase campagne, qui n’a d’autre signification que l’absence d’argumentation et de projet, ou l’abandon de ceux-ci, s’ils ont existé, ce qui serait pire.

Faut-il écouter les gens, ou leur demander ce qu’ils en pensent ?

J’ai été relire un billet que j’avais commis il y a un bon moment maintenant : Écouter ses clients, pour quoi faire ?. J’y expliquait que l’on n’écoutait pas ses clients pour faire ce qu’ils demandent, mais pour les comprendre. En effet, si vos clients vous demandent de faire quelque chose, le jour où vous serez très fier de leur dire que c’est fait, vous ne recevrez que des haussements d’épaules disant au mieux que ce n’est pas trop tôt, surtout que vous auriez du le comprendre tout seul et il y a trop longtemps. Dell a montré il y a longtemps que c’était aussi une bonne première étape de démarche de reconstruction, quand on est devenu un punching-ball. Comprendre est surtout la meilleure manière d’appréhender ce qui fait adhésion et appartenance, donc de construire et développer l’énergie qu’il y a dedans. C’est à ça que sert le web social d’abord. C’est le sens de ce qu’il ne faut plus appeler de la e-reputation.

Dans le cas de Gap, on est simplement dans le contexte que changer doit avoir un sens. S’il n’y en a pas, il n’y a rien à expliquer aux gens qui sont par nature hostile au changement. Cela laisse la place à tous les arguments contre. Beaucoup ont dit que Gap avait reculé en écoutant le message, celui des mécontents. C’est parfaitement vrai. Il n’y avait personne pour développer une quelconque forme de justification.

C’est d’autant plus problématique que Gap n’est pas une marque avec une culture du changement. Changer n’est pas le problème d’un Apple, notamment, du genre de ces marques qui impriment un vrai rythme de renouvellement, sans parler de la mise en scène. Le comble est sans doute que, dans l’univers de la mode, il y a matière à créer du renouvellement et une dynamique, non ? Quand on n’a pas cela, le changement sera un événement lourd de sens caché, d’attente d’un message, qu’il sera bon d’avoir soutenu avec un travail préalable d’évangélisation, un signal de progrès propre à susciter une adhésion, à fabriquer des soutiens qui répondent aux critiques.

Les gens sont-ils casaniers sinon réactionnaires ?

Oui, les gens sont comme ça. Les gens aiment les habitudes. Les gens ne sont pas à l’aise dans la nouveauté car ils ne la maîtrisent pas. Ils aiment beaucoup, par contre, revisiter des classiques. C’est d’ailleurs le propre des interfaces innovante de ré-interpréter des modes d’interactions culturels, ou d’être intuitif et simple.

Il est assez croustillant qu’au même moment ou Gap bat en retraite, le CEO de Digg recule lui aussi. Une habitude de cette vieille maison du web 2, depuis 2008 et les premières révoltes de ses usagers face au changement. Digg nous a appris que les gens investissent, au sens propre du terme, les environnements sociaux, les lieux d’appartenances, et qu’ils détestent par dessous tout que les règles du jeu changent et soient susceptible de remettre en cause leur investissement. C’est un peu comme si les utilisateurs de Digg disaient aux actionnaires et à l’exécutifs : gardez l’argent et surtout, ne changez rien ! Il y a peut-être un peu de ça aussi chez Gap.

Pensez aussi aux reculades de Facebook, qui a depuis changé de tactique en instillant le changement simultanément au fait de rajouter des choses dans la caisse à jouet.

Il faut peut-être se poser la question de savoir si les marques, en tous les cas celles qui ont su créer du sentiment d’appartenance, ne ressemblent pas aussi à une force de société, en tous les cas des biens communs qui servent nos intérêts dans les réseaux sociaux que nous entretenons. Il est patent que la consommation fabrique des matériaux à l’édification de ces constructions. Une bonne raison pour ne pas aimer le changement de ces briques, surtout si on n’en comprend pas le sens.

La frontière de l’entreprise est tombée, les clients en font partie

Le code de marque appartient aux clients, c’est en tous les cas un bien commun partagé avec la marque. Il est constitutif de l’appartenance, cette chose précieuse qui caractérise l’attachement entre une marques et ses clients. Il ne peut pas être soumis aux diktats d’un seul. La conclusion est sans doute que l’entreprise étendue est plus qu’une vue de l’esprit, qu’elle ne procède pas d’une décision de la faire, qu’elle l’est déjà tacitement. A ignorer que le monde a changé, à penser que de ne pas changer n’a aucun impact, les marques, entreprises et institutions font une grave erreur.

Cet article a été initialement publié sur le blog de groupeReflect / Parole d’expert

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Vendredi c’est Graphism ! S01E09 http://owni.fr/2010/10/08/vendredi-c%e2%80%99est-graphism-s01e09/ http://owni.fr/2010/10/08/vendredi-c%e2%80%99est-graphism-s01e09/#comments Fri, 08 Oct 2010 09:00:00 +0000 Geoffrey Dorne http://owni.fr/?p=30749 Un grand bonjour graphique à toutes et tous,

Une belle actualité graphique cette semaine dans Vendredi c’est Graphism! avec beaucoup de sujets assez divers ! Si ça vous tente, on parlera aujourd’hui Open Source & Design, on fera également un point sur le nouveau logo de GAP & le dernier showreel de Genki Ito (assez bluffant!). On enchainera ensuite avec le travail pixel & jeu vidéo de Jonathan Ball, puis je vous inviterai à regarder un projet de design du CIID. Pour finir, on va relativiser sur “la couleur” dans le design et un bon WTF bourré d’insultes québécoises ;-)

Voici une réflexion menée entre mon ami Avétis & moi-même sur les questions d’opensource & de design. En effet, l’idéologie opensource est très présente dans certaines sphères du web, de développeurs, etc. mais encore assez rare chez les designers, voire quasi inexistante. Pourtant, les outils (pas forcément les outils de création, mais tous les autres) que nous utilisons sont nombreux a être sous licence opensource.


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Quelques questions :

1 – Serait-il possible d’imaginer, pour faire face aux efforts des développeurs qui travaillent sur des projets opensource, que tous les designers qui utilisent des applications opensource puissent aider un projet opensource — pas obligatoirement un qu’ils utilisent — à se faire une beauté, une identité visuelle, une affiche, à communiquer sur leur existence. On le sait, les applications opensource manquent souvent d’une bonne interface, d’un bon logo, d’une bonne touche graphique et cette forme de donation pourrait apporter un bien fou à la communauté opensource. On pourrait même imaginer un petit portail web à cet effet.

2 – Au-delà de ce côté participatif, la diffusion avec les sources des travaux des designers serait également un gros plus pour les projets opensource. On sait très bien que dans le milieu professionnel, les sources ont une valeur financière, qu’il est possible de les vendre. Ici, avec l’opensource, à l’instar des logiciels, les designers laisseraient leurs sources à dispositions.

3 - Selon-vous, quelle licence creative commons correspondrait le mieux à cette forme d’échange de bons procédés ?

4 – Si des sources graphiques sont diffusées avec un projet opensource, il serait intéressant qu’elles le soient dans un format libre et ouvert. il arrive très souvent qu’un logo soit partagé par son créateur dans le format AI (ou pdf) propriétaire. (remarque ajoutée par lolobobo en commentaire)

Voilà, le terrain est en friche, je vous invite à y réfléchir également et pourquoi pas, proposer vos propres idées !

source

Dans l’actualité design & graphisme de la semaine, voici un petit évènement qui a fait beaucoup de bruit chez les designers & de nombreux curieux. Il s’agit du nouveau logo de GAP qui a pris un virage à 180 degrés.

Fondée en 1969 à San Francisco, Gap est l’une des marques les plus populaires de prêt à porter aux États-Unis. Avec 1140 magasins en Amérique et près de 300 autres à l’étranger, Gap possède une visibilité très large et une bonne image auprès de son public. Mais voilà, Gap a lancé très discrètement son nouveau logo avant-hier. Au début, j’ai cru à un “fake” comme l’on dit, mais non, c’est bel et bien le nouveau logo.

Avec la Helvetica pour typographie, zéro prise de risque, on se retrouve avec un logo tout à fait standardisé. Le petit carré ombré dans le coin n’aide pas non plus le logo en lui apportant un côté presque bas de gamme. Pour encore un peu plus de fun, un compte Twitter a même surgi 24 heures après la sortie du logo. Et le pire c’est que GAP est resté muet et qu’aucun communiqué de presse officiel a expliqué le travail sur ce logo.

source & source

On enchaine avec la sortie cette semaine du showreel (vidéo de présentation) du talentueux designer Genki Ito. Ce jeune homme a rejoint W + K Tokyo Lab en 2004 et a travaillé depuis sur des projets aux grands noms tels que Google, Nike ou encore PlayStation. Il a également reçu plusieurs prix de design… mérités !

Cliquer ici pour voir la vidéo.

source

On s’éloigne du design de quelques pas pour jeter un œil du côté de l’illustration et notamment avec ces mondes inspirés de l’univers 8-bit et celui du jeu vidéo. Réalisées par l’illustrateur et designer anglais Jonathan Ball, ces créations sont pleines de couleurs de joie et de détails. L’idée globale que l’auteur présente est que les jeux 8-bit peuvent gouverner le monde, tout simplement ;-)

source

Voici ensuite un projet assez intéressant intitulé LSSE pour Locate, Support, Survive, Endure. Ce projet, réalisé par Ishac Bertran (étudiant en design au Copenhagen Institute of Interaction) est prévu pour relier des survivants, les secouristes et les bénévoles en cas de catastrophe de grande envergure. Le tout fonctionne avec de la visioconférence et de la cartographie. Les informations sont envoyées à un tableau de bord central, sur lequel les responsables des secours gèrent tous les aspects logistiques.

Ce réseau est donc utilisé à différents niveaux :

  • pour le choix matériel emporté par les secouristes
  • pour garder un certain calme au sein des survivants
  • pour communiquer avec sa famille

Cliquer ici pour voir la vidéo.

Cliquer ici pour voir la vidéo.

source

On continue le tour de la semaine avec cette belle image que Jacinthe Busson, designer & ergonome a bloggué cette semaine. Il s’agit là d’un topo sur les liens entre la couleur, son aspect et ses répercutions sonnantes et trébuchantes sur le commerce. Loin de poser un dogme sur la signification des couleurs, cette grande visualisation nous rappelle quand même des éléments fondamentaux.

Jacinthe en extrait quelques chiffres :

  • 52% des clients ne reviennent pas sur un site web à cause de son esthétique.
  • 42% des consommateurs fondent leur opinion sur la conception globale d’un site web.
  • 60% des consommateurs se sentent à l’aise et sont plus susceptible d’acheter un produit qui a le mot «garantie» qui lui est associée.

source

On termine la semaine avec du bon WTF québécois comme on les aime !  Réalisés par le Tampographe Sardon, ces tampons sont une superbe collection des insultes québécoises les plus drôles, prenantes et les plus vulgaires ! Mais pourquoi est-il si méchant ? ;-)

source

Un petit mot de la fin sous forme d’image ;-)

http://avetisk.mun-corp.org/
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